La semaine dernière, c’est en direct de Shanghai que je vous racontais ce qui reste aujourd’hui ma plus belle expérience en Chine: la muraille de Chine.

Je ne vous ai parlé que la première partie de l’aventure, mais après cette soirée inoubliable et ce lever de soleil mouvementé, la journée n’était pas finie! Le plus beau restait à voir.

Muraille de Chine

Suite de l’histoire.

Étant partis à 4h pour essayer d’attraper notre bout de lever de soleil sur la muraille, à 7h nos estomacs commencent à se faire entendre.

Ça tombe bien, notre hôte nous avait préparé un copieux petit déjeuner qui nous remettra sur pied pour le reste de la journée!

Une fois le petit dej’ englouti, nous voilà plus motivés que jamais pour nous attaquer à la muraille, pour de vrai cette fois!

L’hôte nous conduit à l’entrée — officielle cette fois — de la muraille, sur la portion appelée Jinshanling (à 120km de Pékin).
Le ticket d’entrée est de 65 RMB, payez directement l’hôte puis il s’occupe de tout. Il garde même vos sacs à dos dans le coffre de sa voiture, ce qui vous permet de crapahuter sur la muraille le dos léger. Malin!

Une fois à l’entrée officielle, vous n’êtes pas encore au bout de vos peines! Sachez que la muraille se mérite: vous devrez grimper 30min à travers les arbres avant de finalement poser les pieds sur l’oeuvre.

Muraille de Chine

Muraille de Chine
Et non Pierre, tu n’es pas au bout de tes peines!

Motivés, mais surtout impatients, nous nous mettons donc en route vers la muraille et après 30 minutes d’ascension, nous atteignons enfin notre but.

Muraille de Chine

Il est 9h du matin, nous sommes seuls au monde dans un décor idyllique.

La météo décide d’être de notre côté ce jour-là: aucun nuage à l’horizon, les températures avoisinent déjà les 30°C.
Que demander de plus?

Muraille de Chine

Muraille de Chine

Nous voilà donc partis pour 3 bonnes heures de ballade, à marcher de tours en tours.

Muraille de Chine
Une tour vue de l’intérieur.

Pendant la première heure, pas un chat, à part quelques vendeurs ambulants.
Ils vendent de tout: de l’eau, des bières, des chapeaux et casquettes, des souvenirs…
Pas d’inquiétude, ils sont bien différents des vendeurs qu’on peut croiser à Shanghai ou Pékin. Ceux-ci ne vous agresseront pas pour que vous acceptiez d’acheter un crayon souvenir, ils ne vous parlent que si vous montrez de l’intérêt à leur étalage et si vous ne faites que passer, ils vous offriront volontiers un sourire.
Bref, leur présence est loin d’être dérangeante et par ces chaleurs, nous étions même plutôt heureux de les croiser, nos réserves d’eau s’épuisant assez vite.
Certains vendeurs ont même de grands congélateurs pour conserver les bouteilles au frais. Mais attention, les prix d’une petite bouteille d’eau peuvent varier du simple au triple, n’hésitez pas à marchander et essayez de ne pas avoir l’air trop assoiffé!

Muraille de Chine

À partir de 10h/10h30, nous rencontrons les premiers touristes en sens inverse.
Mais ça reste très exceptionnel, juste ce qu’il faut pour faire un brin de causette avant de reprendre la route dans la solitude la plus parfaite.

Muraille de Chine
À descendre c’est déjà compliqué…
Muraille de Chine
Mais le plus dur, c’est encore de remonter!

Enfin, sur les coups de midi, nous rejoignons une tour qui donne accès à un chemin qui nous permettra de quitter la muraille. 15/20 minutes plus tard, nous arrivons à un grand parking, un message à notre hôte et il arrive 2 minutes plus tard pour nous emmener jusqu’au bus qui nous conduira à Pékin.

Muraille de Chine
La tour qui sonne la fin de la ballade.

Voilà la fin de notre épopée sur la Muraille de Chine, définitivement notre plus beau souvenir de Chine.

Je conseille à tous l’auberge où nous avons passé la nuit. L’organisation est au top, la localisation ne peut-être plus parfaite et l’endroit n’est pas trop touristique. Le paradis quoi!

Pour les détails sur l’auberge, les tarifs, comment s’y rendre… relisez la première partie de l’histoire: À la conquête de la Grande Muraille de Chine (Part 1)