À passer du chaud des appartements, au froid des rues ventées de la capitale russe, il fallait bien que ça arrive:
Je suis enrhumée. Rien de grave, mais un bon rhume carabiné quand même.

Du coup, cette semaine, pas de visite à partager avec vous, pas de jolis décors hivernaux non plus. Juste mon lit, une bonne tisane et un foulard en soie autour du cou (remède de ma mamie contre les maux de gorge). Je vous épargne les photos!

Des pharmacies, partout, tout le temps!

S’il faut trouver des points positifs au fait de tomber malade à Moscou, parlons de la formidable initiative qu’est l’ouverture 24h/24 des pharmacies!
Et aussi du fait qu’il y en ait à tous les coins de rue. Double bon point.
Si ça ne dérange pas certain de devoir attendre 9h du matin pour aller chercher des médicaments, ça s’avère très utile pour les personnes comme moi, qui attendent bêtement toute la journée en disant « après une bonne nuit ça ira mieux » et qui au final ne peuvent fermer l’oeil de la nuit!
Pour les râleurs qui diront: « Sans ordonnance, ça ne sert à rien », sachez qu’en Russie, la plupart des médicaments sont délivrés sans ordonnance. Et toc!

« Rhume » en russe, ça donne quoi?

Mais évidemment, tout n’est pas tout rose, et la barrière de la langue s’avère être un vrai problème au moment d’expliquer à la pharmacienne que vous avez
« une toux sèche, qui se transforme en quinte de toux la nuit, ce qui vous amène à vous étouffer dans votre sommeil. Sans compter le nez qui coule toute la journée et les maux de tête parce que vos voies respiratoires sont complètement congestionnées » .
Bon, évidemment, on peut expliquer ça plus simplement mais ça reste quand même compliqué!

Finalement grâce à Google Traduction et à mes toussotements intempestifs, la pharmacienne m’a aimablement tendu un sirop antitussif pour 4€.
Je crois que je ne m’en sors pas trop mal, bien qu’honnêtement, je ne sais pas combien ça coûte en France puisque j’avais la mauvaise habitude d’aller piquer en douce des sirops dans la pharmacie de ma maman (mais chuuuut!!).

Une fois le sirop acheté, encore faut-il savoir les doses à prendre. La pharmacienne m’a fait comprendre qu’il fallait le boire – sait-on jamais…!- pour le reste,  heureusement que j’ai une coloc russe qui m’a gentiment traduit la notice et m’a même donné des remèdes supplémentaires et naturels!

Médicaments en Russie

Et si on veut voir le médecin?

Côté consultation chez le médecin, je n’ai heureusement pas encore eu besoin d’en arriver là.
Mais pour vous donner une idée, une autre élève de mon école de russe a emmené son fils chez un médecin pour un rhume. Ça lui a couté  5000Roubles. Soit 100€ la consultation. Et inutile de préciser que la Sécu ne fonctionne pas ici!

Alors, être malade en Russie, bon plan ou pas?!!

Histoire de rester positive, je me dis que ce rhume aura au moins été l’occasion de me pencher sur le système médical en Russie, de visiter une pharmacie (l’entrée est gratuite en plus!) et d’essayer de déchiffrer une notice de médicament en russe!
Mon intégration est plus que jamais en cours!

Comme vous pouvez le voir sur la photo, j’ai aussi trouvé un petit pot de miel, tout petit, chez Auchan, ou plutôt Ашан!
Pour moi qui ne prends du miel que pour soigner mes maux de gorge, la mini dose est parfaite!
Et côté mouchoirs, non je ne suis pas fière d’avoir trouvé des mouchoirs russes.
Je suis super fière et heureuse d’avoir trouvé des mouchoirs sans odeur en Russie!
Camomille, fraise, senteurs florales… il y en a pour tous les goûts! Mais si vous aimez vous moucher dans un mouchoir normal, alors là, bonne chance!

Voilà, j’espère que mon expérience (malheureuse) aura au moins servi à vous être utile!
Si vous faites partie des chanceux qui ont pu tester le système médical russe, n’hésitez pas à venir nous raconter!