Vous êtes nombreux à me contacter, par connaissances ou par l’intermédiaire de ce site, pour me poser des questions sur l’obtention du Visa Vacances Travail.

Au commencement de ce blog, j’avais justement choisi le thème du PVT pour mon premier article. Si vous êtes arrivés jusqu’ici en faisant des recherches sur le PVT en Russie, je vous invite à aller y jeter un œil, il donne déjà un certain nombre d’informations utiles, à commencer par le document officiel donné par l’ambassade (parce que oui, ils ne répondent pas aux questions lorsqu’on les appelle, mais ils nous ont quand même pondu un document officiel !).

Le sujet qui revient souvent — pour ne pas dire tout le temps —  lorsque l’on me contacte :
Le certificat médical.

C’est un peu la bête noire de quiconque se lance dans l’aventure du PVT en Russie !
Jugez plutôt : VIH, toxicomanie, tuberculose, syphilis, granulome et mes préférés : la lèpre et le chancre mou !
Sans compter qu’il doit être traduit en russe par un traducteur assermenté ! Bref, un vrai casse-tête !

Voici donc quelques questions qui reviennent régulièrement et auxquelles je tente de répondre grâce à ma propre expérience :

ATTENTION : Je ne suis pas dans la tête des Russes de l’ambassade (et je ne voudrais pas y être d’ailleurs !), je ne peux pas vous affirmer à 100 % que cela marchera pour vous. Je peux juste vous confirmer que pour moi, c’est passé comme ça.

Q1 : À quoi doit ressembler le certificat médical ?

Ne sachant pas vraiment comment m’y prendre, j’ai « fabriqué » moi-même mon certificat à partir des informations données par l’ambassade, puis je l’ai fait signer et tamponner par mon médecin généraliste après vérification des résultats.
Voici le modèle type : Certificat médical
J’ai également ajouté au certificat le scan de mon passeport, puisque l’ambassade demande une photo et un document d’identité.

Q2 : Est-ce qu’il faut faire traduire tous les résultats des examens médicaux (la radio pulmonaire, les tests sanguins, etc.) ?

En ce qui me concerne, j’ai demandé à mon médecin traitant de me prescrire tous les examens nécessaires, à savoir :
— Une prise de sang pour le VIH, la syphilis, le granulome, la lèpre et le chancre mou ;
— Une analyse urinaire pour prouver que je ne suis pas une toxicomane ;
— Une radio pulmonaire pour écarter la tuberculose.
Une fois tous les tests effectués et les résultats obtenus (attention aux délais !), je suis retournée voir mon généraliste avec mes comptes rendus d’analyse et le certificat dont je vous ai parlé à la question 1. Il a vérifié que les résultats correspondaient puis signé et tamponné mon certificat.
Je n’ai ensuite fait traduire que cet unique document.

Je me souviens avoir apporté tous mes résultats d’analyses le jour de mon rendez-vous à l’ambassade, mais personne ne me les a demandés.

Q3 : On va me rire au nez lorsque je vais demander à être testé pour la Lèpre.

Pour être honnête… oui, il y a de fortes chances !
Moi, mon médecin me connaît, et il sait que je ne suis pas une illuminée (ou pas suffisamment pour ce genre de demande !). Mais dans le doute, n’hésitez pas à imprimer et apporter le document officiel de l’ambassade qui prouve que cette demande tordue n’émane pas de vous, mais bien d’un accord gouvernemental (pas sûr que ça rassure le médecin, mais au moins ça vous dédouanera !).

Q4 : Qu’est-ce que le numéro d’enregistrement du dossier (sur l’exemple de certificat donné par l’ambassade) ?

De ma propre expérience, j’ai envie de vous dire que c’est juste un terme qui faisait bien.
Personnellement, je n’ai pas indiqué de numéro quelconque et on ne m’a rien demandé.

Q5 : Quel est le délai pour obtenir le certificat médical ?

Impossible de répondre précisément. Tout dépendra du chemin que vous prendrez, des difficultés que vous rencontrerez à vous faire prescrire des analyses qui ne se font plus en France, les délais d’attente pour prendre rendez-vous chez les différents professionnels de santé, etc.
Essayez de prévoir large en gardant à l’esprit que si certains résultats sont rapides à obtenir, le test de toxicomanie prendra lui, une dizaine de jours.

Q6 : Quelle(s) difficulté(s) as-tu rencontrée(s) ?

Alors moi j’ai eu de la chance. Mon médecin généraliste a été compréhensible, le laboratoire d’analyse n’a pas tiqué quand j’ai demandé à être testée pour la lèpre et les résultats sont tous arrivés négatifs (ouf !) et dans les temps.

Mais pour la petite anecdote, je suis allée faire l’analyse de toxicomanie accompagnée de ma maman, dans notre petit laboratoire de campagne.
À l’accueil, grand sourire.
Puis je tends mon ordonnance, qui indique que je demande une analyse pour déterminer si je suis toxico ou pas.
Le sourire s’efface. Regard sombre vers moi, interrogateur et attristé vers ma mère.
On m’emmène vers la personne qui va « se charger de mon cas ». Pas un bonjour. Apparemment ici, on ne parle pas aux potentiels drogués.
On me dirige vers les toilettes où je dois remplir mon petit flacon (je ne vous fais pas de dessin, on y est tous déjà passés au moins une fois !). Je rends mon œuvre et j’entends les infirmières entre elles :
« C’est bien elle qui a pissé ? Tu as bien écouté ? Faut se méfier dans ces cas-là. »
La présomption d’innocence ? Connais pas !
C’est pour un visa ? Cause toujours !

D’autres questions ? N’hésitez pas !
Vous êtes vous aussi passé par là et vous voulez éclaircir/corriger certains points ? Avec plaisir !